06 janvier 2017

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05 janvier 2017

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04 janvier 2017

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03 janvier 2017

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02 janvier 2017

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01 janvier 2017

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 b o n n e  a n n é e  !

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30 décembre 2016

l'éloge du monde: 12ème (et dernier) épisode, N'Djamena.

Mission accomplie. La caravane est arrivée à N'Djamena ! Je rappelle ici brièvement que nous l'avons convoyée avec le Toyota pour une association humanitaire suisse qui soutient depuis plusieurs années  la création d'une fromagerie au Tchad. Cette fromagerie est un pari à vocation humanitaire tout aussi sympathique que fou. Mais comme beaucoup de projets humanitaires généreux que j'ai eu l'occasion de connaître en Afrique, elle est trop souvent le  projet idéaliste de pays riches pour pays pauvres. Dotée, par l'association qui la soutient, de matériel neuf,  performant, l'exploitation de la fromagerie a été confiée à Anicet, un garçon enthousiaste et lumineux, qui a par ailleurs reçu, en Suisse, une solide formation des fromagers du cru. Des panneaux solaires ont été installés pour pallier aux coupures d'électricité, un pick up a été mis à sa disposition pour récolter le lait, une petite somme lui est allouée pour les autres dépenses matérielles. C'est sans compter sur les aléas de ce pays encore ravagé par les conséquences de la guerre civile, sur les coutumes africaines ancestrales  qui  font  que si un membre de la famille arrive à s'en sortir, c'est tout le monde  qui en profite, que la moitié de l'année le lait des buffles est absent ou tellement clair qu'il est inutilisable, et qu'à la saison de production,  il suffit d'un filtre à air bouché ou un manque de carburant pour rendre impossible la tournée ...  Je ne reviens pas sur les problèmes de l'eau, évoqués dans d'autres épisodes …Anicet pourtant ne se décourage pas,  garde la tête haute et semble avoir fait sien ce rêve de fabriquer du fromage à N'Djamena, puisqu'aux dernières nouvelles, il forme à son tour de jeunes tchadiens à la transformation du lait. 

N'Djamena, 25 mars, 9 598 kms

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Anicet ne nous attend pas, nous ne le préviendrons que quelques heures avant notre arrivée ... La fromagerie est installée dans les faubourgs de N'Djamena. Quelques cases formant une sorte de cour, où vit toute une famille, dont nous ne saurons jamais qui est qui. C'est une bande d'enfants qui nous accueille, alors qu'Anicet est parti chercher de l'eau à notre attention. Dans la cour, un arbre malingre et un foyer sur lequel une vieille dame s'active autour d'une marmite . Pas d'électricité ici, sauf quelques heures seulement par jour - quand le raccordement existe. Sur des bancs disposés devant les cases, des hommes assis, plus ou moins âgés. Et des femmes: soeurs, tantes, belle-soeurs, cousines d'Anicet ? Nous ne savons pas. Dans le délabrement ambiant, personne ne semble ici  se soucier d'entreprendre quoi que ce soit. A quelques centaines de mètres de là, nous allons boire une bière tiède dans un maquis où Anicet nous rejoint. C'est un jeune garçon, il a moins de trente ans, il est souriant, sympathique, s'excuse, semble un peu gêné de ne pas avoir pu nous accueillir comme il l'aurait voulu.  A notre retour, les enfants de la cour (une bonne douzaine) ont déjà pris d'assaut la caravane pendant notre absence, ouvrant les sacs, les coffres. Nous nous faisons ainsi un peu brutalement à  l'idée que  la "maison" qui nous abrite depuis presque 1 mois a changé de mains... Visite rapide de la fromagerie le lendemain.  Après une "spaghetti party" improvisée par mes soins à la grande joie des enfants, nous abandonnons la caravane. Nous nous installerons quelques jours à l'hôtel où je passerai le plus clair de mon temps à observer un chimpanzé et à traîner dans les rues sans trop de conviction. Ainsi se termine ce voyage, dans l'attente du premier avion pour Paris ... 

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l'éloge du monde, 11ème épisode: de Niamey à N'Djamena

J'ai promis à "Dédé" d'expliquer ce qu'est une tempête de sable, effectivement difficile à imaginer quand on ne connaît pas. Je ne sais pas vraiment expliquer le phénomène, mais soulevé par des vents venus du Sahara, le sable (très très fin, presque une poussière) reste en suspension  et forme un couvercle au-dessus de la tête. Le ciel est jaune, le soleil ne traverse pas et la visibilité est nulle au-delà de quelques mètres, comme quand il y a un brouillard épais dans les fraîches contrées où nous vivons.  L'atmosphère est pesante, très sèche, les paysages fantômatiques et inquiétants. On pourrait dire pour résumer: une impression de "fin du monde" - du moment qu'on ne sait pas ce que c'est ! Ce couvercle de sable va durer plusieurs jours alors que nous attaquons la piste, la partie la plus éprouvante de la fin de ce voyage, la plus dangereuse aussi puisque nous sommes à la limite des zones "fortement déconseillées" par les autorités locales et internationales. Nous en ferons les frais (voir plus bas) et en serons heureusement quittes pour la peur.

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Niamey, 18 mars, kms 7 837

Comme toutes les capitales d'Afrique mais aussi de notre vaste monde, Niamey ne craint pas le contraste:  de larges avenues, des bâtiments flambant neuf, des écoles,  des lycées où on porte encore l'uniforme (désolée pour le flou),  toutes images qui ne cachent qu'à celui qui ne veut pas voir les rues les plus pauvres où le goudron fait défaut et où chacun fait comme il peut pour avoir à manger le lendemain ...  Nous nous dirigeons vers Zinder, au nord du Niger,  pour rejoindre N'Djamena en contournant le lac Tchad par l'ouest.  Plus nous remontons, plus les images changent. Nous retrouvons les paysages désertiques  et les costumes du sahel: sarouel et chèche pour les hommes, longs foulards enveloppant le corps pour les femmes. Les enfants sont vêtus à l'européenne: tee-shirts, shorts, parfois une casquette. Si les adultes se couvrent la tête pour se protéger du sable et du soleil, on se préoccupe peu des enfants qui vont la plupart du temps tête nue ... Le 22 mars, nous passons la frontière à quelques kilomètres de Nguigmi, après une attente interminable. Je n'aime pas trop l'allure de ces cavaliers (à cheval- ce qui est rare) arborant des lunettes réfléchissantes qui font très "nouveaux riches" là où nous les rencontrons. Au-delà de la frontière, fini le goudron, nous prenons la piste, pour plusieurs centaines de kilomètres, par un épais brouillard de sable qui nous suivra plusieurs jours.  Cette partie de la route est épuisante. Malgré les réparations, la tête d'attelage de la caravane est définitivement trop basse:  nous nous trouvons ensablés à plusieurs reprises. Notes très imprécises dans le carnet pendant ces derniers jours de route ... Epuisement, nervosité (le sable rend fou),  nous ne prenons plus la précaution de nous écarter de la piste pour camper. Nous le regretterons quand nous serons réveillés en pleine nuit par  une bonne douzaine d'hommes armés, en tenue de camouflage et qui se présentent comme "les combattants de Dieu". Avant même de savoir qui ils sont, mes compagnons de voyage me demandent de rester dans la caravane. Ils n'en mènent pas large, et moi non plus ... Ils resteront un bon moment à discuter, à tourner autour du Toyota ... Je  redoute qu'ils visitent la caravane mais ils n'en feront rien (ce n'est pas ce qui les intéressent)  et repartiront. Impossible de retrouver le sommeil ... Je ne sais pas combien de temps se passe cette même nuit avant qu'un nouveau pick up s'arrête. Les mêmes ? ou d'autres ? Dans la nuit, à la lueur des lampes de poche, impossible de savoir. Je suis à ce moment convaincue que ce sont les mêmes et qui -s'étant ravisés-  reviennent pour nous "emprunter"  le Toyota ... A notre grand soulagement, ils veulent de l'eau et savoir où nous allons. Je suis la scène toujours depuis l'intérieur de la caravane, je ne les verrai pas, osant à peine respirer !!! Quand ils partent enfin avec nos précieux jerricans, nous nous regardons avec un drôle d'air. Qui sont ces "combattants de  dieu" ? Quel dieu combattent t-ils, ou quel dieu les a missionnés pour combattre??  ... La veille déjà, sur la piste,  alors que nous roulions à l'allue très modérée que nous impose la piste, de très jeunes hommes avaient braqué leurs mitraillettes sur notre convoi. Etaient-elles chargées? Nous ne le saurons (heureusement) pas non plus. Nous quitterons notre campement, sans avoir dormi, dès le lever du soleil ... des questions plein la tête, mais sans nous faire prier ! 

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29 décembre 2016

l'éloge du monde, 10 ème épisode: de Bobo Dioulasso à Niamey

l'éloge que je choisis pour évoquer la traversée du Burkina Faso c'est celui de ces gamines qui m'ont offert leur sourire avant de me demander timidement que je leur fasse  "une carte". Faire une carte en Afrique, ça signifie: tirer le portrait. Comment  y résister les filles ? Je ne demande que ça ! Elles sont venues, l'une après l'autre, examiner leur image sur l'écran de mon appareil. Je ne sais pas ce qu'elles ont vu avec la luminosité ambiante et regrette de ne pas avoir eu un polaroïd pour offrir à chacune "leur" carte ... 

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14 mars, Koloko, kms 6 673

Je note un temps nuageux, et une température de 28° quand nous quittons notre campement  vers 9h, quelques kilomètres avant la frontière du Burkina. Pas de changement de paysage, bien que nous remontions sensiblement  vers le nord, en direction de Ouagadougou et Niamey. Découverte d'un cotonnier (je n'en avais jamais vu!). Plus loin rencontre avec des enfants qui alimentent le feu de ce qu'on pourrait apparenter à un alambic puisque dans les chaudrons boue un mystérieux breuvage alcoolisé (du type vin de palme) que nous ne goûterons pas.  La caravane que nous remorquons attire toutes les curiosités et les regards. Il n'y en a tout simplement pas en Afrique et les enfants veulent visiter! Nous avons maintenant largement dépassé  la moitié de ce voyage qui nous mènera à N'Djamena. Pour passer le temps à bord, notre trio a mis au point quelques expressions dont nous nous égayons bêtement,  inlassablement et quotidiennement, du style "belle eau claire et propre " pour désigner un puits d'eau potable, "paf la chèvre" pour l' animal gisant sur le bas-côté de la route, "sales bêtes" pour tout bétail traversant inopinément la route, "belle ombre fraîche" pour un manguier touffu qui nous offrira l'hospitalité, et bien d'autres que j'ai depuis oubliées ... Traversée de Ouaga, et après une nouvelle panne (de moteur cette fois),  arrivée à Niamey le 18 mars.

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28 décembre 2016

l'éloge du monde, 9ème épisode: de Bamako à Sikasso.

Eloge de l'eau. L'eau ... nécessaire, absolument. Précieuse. Pour étancher sa soif, cuire le riz, faire le thé, abreuver les bêtes, irriguer les cultures maraîchères, s'y baigner, faire la vaisselle, pêcher,  et parfois  ... y trouver peut-être quelques poussières d'or.  Pas d'eau au robinet dans les villages ... il faut pomper ou puiser l'eau potable. Aujourd'hui, plongée dans quelques scènes paisibles au bord des rivières qui irriguent cette partie sud du Mali ...

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 Bamako, 13 mars, kms 6 361

Nous quittons Bamako munis des précieux visas pour le Niger que nous n'avions pas eu le temps d'obtenir avant notre départ. Nous rejoignons la route principale du sud vers le Burkina Faso, avec quelques incursions en pays bambara où nous croiserons des familles nomades. Barrière de bois et pneus à l'entrée de tous les villages pour le traditionnel "péage", qui n'est pas vraiment obligatoire ni officiel mais contribue financièrement à l'entretien de la piste, ou à d'autres aménagements.Est-ce la chaleur qui nous conduit à quitter la route pour nous engager sur les pistes ... à la recherche...de l'eau ?

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